Randonnées
Les chemins ruraux font partie du patrimoine de notre commune. Comme leur nom l’indique, ils avaient un usage exclusivement agricole desservant parcelles, vignes ou landes. L’apparition des machines agricoles a fait que certains s’élargissaient progressivement, alors que d’autres tendaient à disparaître envahis par les buissons ou annexés illégalement par des riverains. Notre volonté a été de les conserver ou de les réhabiliter pour les ouvrir aux promeneurs ou randonneurs divers. C’est ainsi que sont nées sur notre territoire deux boucles, elles mêmes scindables en deux demies boucles faisant découvrir des aspects différents de notre campagne, les berges du Guiers et du Rhône d’une part, les hauts de Saint-Genix d’autre part.
=> renseignements à l’Office du Tourisme Val Guiers au 04 76 31 63 16
Site web de l’Office de tourisme
Entre Rhône et Guiers
Thème : découverte nature
- Distance du parcours : 4 km ou 8,2 km selon les boucles
- Durée du parcours : 1h20 à 2h20
- Niveau de difficulté : très facile
- Type de sentiers : variés
- Période favorable : toute l’année
- Carte I.G.N. : TOP25 3232 ET "Belley"
De Saint-Genix-sur-Guiers au Rhône, ce parcours nous entraîne dans l’histoire de la maîtrise et des usages des cours d’eau. Une promenade tranquille, rythmée par le courant du Guiers.

Ce parcours nous mène vers le point le plus bas du département de la Savoie (210 m) à la confluence entre le Rhône et le Guiers. Autrefois redoutés pour leurs crues, ces deux cours d’eau ont été progressivement aménagés par l’homme. De la microcentrale sur le Guiers à l’ancien port sur le Rhône, une succession de bornes pédagogiques permettent de découvrir les usages historiques de la rivière et les modes d’intervention de l’homme pour la maîtriser.
Les Hauts de Saint-Genix-sur-Guiers
Thème : paysage rural
- Distance du parcours : 9,5 km ou 13 km selon les boucles
- Durée du parcours : 3 à 4 heures
- Niveau de difficulté : moyen à pied, difficle à VTT
- Type de sentier : variés
- Carte I.G.N. : TOP25 3232 ET "Belley St-Genix-/-Guiers"

Chemin de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
- Distance : 58 km
- Altitude minimale : 230 m
- Altitude maximale : 856 m
- Niveau de diffculté : facile
- Carte I.G.N. : TOP25 3331 OT "Rumilly"
- TOP25 3332 ET "Chambéry"
- TOP25 3332 ET "Belley"
Dès le début du Moyen-Age, venant de toute l’Europe, de nombreux pélerins se rendaient à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne sur le tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur. La ville de Genève accueillait les suisses, les allemands du sud ainsi que les pèlerins venant de l’Europe centrale. Seuls ou en groupe, ils rejoignaient alors soit le Puy-en-Velay, soit Arles, têtes de pont, dès le XIIème siècle, de deux des quatres chemins en France (les deux autres étants Tours et Vézelay), empruntant différents itinéraires souvent pourvus d’hospices et d’accueils religieux. Aujourd’hui encore cette tradition se perpétue. L’itinéraire savoyard est entièrement balisé. Il s’agit du GR65 balisé blanc et rouge. Le sentier de pèlerinage est lui complété par une balise bleue avec une coquille jaune.
Variante : deux variantes sont aussi balisées avec la coquille jaune : la première permet d’accéder aux services de Serrières-en-Chautagne, la deuxième (dite variante hiver) permet de s’écarter des falaises du Mont Tournier dangereuses en période hivernale.
- A voir sur le tracé de Motz à Saint-Genix-sur-Guiers
- Les coquilles St-Jacques sur les pilliers de la tribune de l’église de Serrières-en-Chautagne.
- Le site du village médiéval de Chanaz, témoin d’un passé portuaire important.
- Le château et l’église avec clocher à bulbe de Lucey.
- La traversée du vignoble du cru Jongieux.
- Le site de la butte St-Romain avec sa nouvelle chapelle.
- L’église de Yenne datant du XIIIème siècle (chapiteaux historiés du porche, stalles du XVème dont une miséricorde comportant une coquille de St-Jacques). La chapelle extérieure (armoiries gravées avec 3 coquilles St-Jacques).
- La cité de Yenne et ses ruelles moyenâgeuses.
- Le site de la vierge Notre-Dame de la montagne sur les hauteurs de Yenne.
- La croix de Chevru datée de 1650.
- La chapelle Saint-Martin, rénovée et toujours ouverte aux pèlerins.
- Le patrimoine architectural et l’église de St-Maurice-de-Rotherens.
- La chapelle Notre-Dame de Pigneux qui arbore 3 coquilles St-Jacques sur sa façade.
- La cité de St-Genix-sur-Guiers, ancienne ville frontière, cité du fameux gâteau aux pralines.
Plans édités par l’Avant-Pays-Savoyard Tourisme (1999)
Spécialités San-Genestoises
Grands gourmands et fins gourmets, une halte s’impose. La Savoie est une région réputée pour sa gastronomie, ses produits d’Appellation d’Origines Contrôlées (A.O.C.) et la diversité de sa cuisine. Venus du fond des âges, certaines recettes sont de grands classiques, comme la fondue, la raclette, la tartiflette, etc.. Mais beaucoup d’autres sont à découvrir. La région de Saint-Genix vous propose des produits authentiques qui ont conservé toute la saveur du terroir.
Le gâteau de Saint-Genix : entre légende et tradition
L’origine de cette pâtisserie est liée à la légende de Sainte Agathe, martyre sicilienne du IIIème siècle. Comme cette jeune chrétienne repoussait ses avances, le proconsul romain voulut lui faire abjurer sa foi sous la torture, mais en vain. Agathe eu les seins coupés mais ils repoussèrent miraculeusement le lendemain. Enfin quand elle monta sur le bûcher, la terre trembla, tuant ses bourreaux.
La Savoie s’appropria cette légende lors du rattachement de la Sicile au Duché (en 1713) et les femmes prirent l’habitude de confectionner un gâteau en forme de sein le 5 février, jour anniversaire de la sainte.
Vers 1860, Saint-Genix s’entoure d’une notoriété considérable grâce au gâteau Labully, du nom de ses créateurs, Pierre LABULLY et sa femme Françoise GUILLAUD (tenants de l’hôtel-restaurant "Labully", rue du centre, qui connaît alors une renommée éclatante), qui apportent la recette du célèbre dessert. Depuis cette époque, le gâteau Labully, devenu au fils des ans "gâteau de Saint-Genix", est fabriqué selon une recette transmise de père en fils. Cette brioche fourrée de pralines entières fait de Saint-Genix-sur-Guiers un passage obligé pour tous les gourmands de la région et la renommée de notre ville.
Les fromages
La Savoie est un riche plateau de fromages, des petits, des ronds, au lait de vache et quelques fois au lait de chèvre, de montagne ou de plaine... On croit tous les connaître mais chacun garde son petit secret, sa recette et sa fierté. Venez déguster saint marcellin, saint felicien, gruyère, emmental et tomme de Savoie, sans oublier le fameux beaufort... A apprécier nature ou fondus, ils raviront tous les palais ! Fabriqués grâce à un savoir-faire traditionnel, ils s’harmonisent parfaitement avec les vins de l’avant pays savoyard.
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Les vins de pays d’Allobrogie
En Savoie l’origine de la vigne semble remonter à la plus haute antiquité. Dans son "Histoire de l’Agriculture en Savoie" (1872), Pierre TOCHON rapporte que des auteurs latins tels que Pine et Columelle avaient déjà fait mention, au Ier siècle après J.C., des vignes d’Allobrogie, en des termes élogieux : "la culture de la vigne dans l’Allobrogie était arrivée à un haut degré de perfection, puisque déjà, on imitait les grecs qui, les premiers, apprirent à parfumer, à aromatiser les vins en introduisant dans leur fabrication des substances étrangères".
Petite histoire de la culture de lavigne : venue d’Orient, la vigne apparaît et se développe en Savoie et en Haute-Savoie avec la colonisation romaine. Les habitants, le peuple allobroge, ont réussi à adapter une variété de vigne au climat froid des Alpes. Ils sont aussi parmi les premiers à conserver leur vin en tonneaux, une invention gauloise, alors que l’on utilisait jusque là des amphores. Le vin d’Allobrogie connaît un grand succès, au point de concurrencer les vins grecs et italiens à Rome. En effet Pline l’Ancien et Columelle célèbraient déjà les vins de l’Allobrogie, appréciés par le plus célèbre des gourmets romains : Lucullus le Raffiné.
L’appelation "vins de pays d’Allobrogie", définie en 1976, concerne des vins de table de qualité, qui ne sont pas dans les zones classées A.O.C.. Elle s’étend sur les départements de la Savoie, de la Haute-Savoie et de l’Ain. Les terroirs possèdent un sol semblable aux A.O.C., mais leur exposition au soleil est moins bonne et l’altitude est inférieure. Les cépages les plus fréquents sont la jacquère, la mondeuse, le chasselas, la molette, le chardonnay, le pinot noir, le gamay et l’altesse. Depuis 1991 les vins de la région sont mis en valeur par la bouteille savoyarde : plus courte que la Véronique employée autrefois, mais plus haute que la Bourguignonne, elle porte à l’épaule la Croix de Savoie.
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Où trouver ces produits ?
En ce qui concerne le gâteau de Saint-Genix dans toutes les pâtisseries de Saint-Genix, pour les fromages et les vins, rendez vous à la fromagerie Sainte-Colombe et au cellier Joudin. Pour connaître leurs coordonnées, reportez vous à la page des artisans et commerçants.
Patrimoine
La porte de Savoie

Imaginez Saint-Genix autrefois : une cité fermée par de hautes murailles sombres et épaisses, soutenues par des "avanciers" et brodées d’un large fossé. elles ont résisté à l’érosion du temps, puisqu’elles existent encore partiellement le long du Guiers. On ne connait pas la date catégorique de leur construction, on ait seulement qu’elles existaient déjà au XIVème siècle. Ces remparts étaient obligatoires et constituaient la seule protection contre les intrusions et les attaques répétées. On pénétrait dans cette enceinte par trois portes de forme ogivale, soigneusement gardées et fermées durant la nuit. La première est encore debout, quartier du Faubourg, et porte simplement le nom de porte du Faubourg. Elle mesure 4,40 m de hauteur sur une largeur de 8,40 m.Les gonds impressionnants sont encore en place. Il ne reste rien des deux autres portes : l’une était la porte du Guiers, à l’intersection de la rue de l’ancien Hôtel de Ville et de la rue du Couvent, l’autre était la porte de Truison, située au septentrion, à l’extrémité de la rue des Juifs.
La centrale hydroélectrique et le lavoir

Peu avant le fin du XIXème siècle, l’électricité se répand de plus en plus pour se subsituer à toute autre mode de lumière, notamment à l’éclairage par le gaz. Un projet privé, établi en 1889 par monsieur Louis Tissot et deux ingénieurs, vante les mérites de l’électricité, des économies à réaliser ainsi que la sécurité de la ressource. Il s’vère que la chute d’eau que représente le Guiers pourrait suffire à un éclairage de 900 lampes au minimum. Or le besoin estimé dela ville à l’époque n’est que de 150 lampes. Un moteur hydrolique actionnant une machine dynamo-électrique permet de distribuer dans toute la ville la lumière pour l’éclairage public et particulier et même louer aux industriels de la force motrice à domicile pendant la journée. Mais cette première centrale connut une fin trajique : le 14 janvier 1899 une crue dévastatrice emporta presque la totalité de la centrale, le seul élément subsistant de cet équipement est un arbre de fer toujours visible dans le lit de la rivière.
En 1900 la commune construit une nouvelle centrale, sur la terre ferme cette fois (alors que la première était bâtie sur pilotis), pour les besoins de l’usine de tissage BOUILLON. Un relevé des abonnés datant de 1903 permet cependant de noter que cette centrale servait également à alimenter les foyers pour l’éclairage (Saint-Genix, Aoste, Romagnieu et Belmont-Tramonet, mais aussi quelques abonnés à Pont-de-Beauvoisin Savoie et Isère et à Avressieux). En 1911 la centrale est donnée en location à M. RICHARD. En 1927 elle double ses moyens de production grâce à une deuxième turbine (celle que nous retrouvons dans la centrale actuelle). En 1931 la société RICHARD, en difficulté, cède le bail et ses à la société d’électricité de Romagnieu, appartenant à M. GUILLOT : la centrale devient ainsi couplée avec celle de Romagnieu. C’est à cette époque que se développe l’électrification du milieu rural, la puissance n’est pas toujours là et les lampes tremblotent bien souvent, mais quel progrès tout de même. 1946 est l’année de l’EDF (loi de nationalisation des moyens de production et de distribution de l’électricité) qui nationalise par erreur l’usine de saint-Genix et qui, sur intervention vigoureuse de la Commune, la restitue. Alors, la centrale n’est plus utilisée que pour les besoins privé de l’usine des Préfabriqués GUILLOT dans un cadre juridique assez flou. La Commune, qui juge que l’entreprise GUILLOToccupe et exploite la centrale sans titre, veut en reprendre le contrôle. Une bataille juridique s’engage, elle ne prendra fin qu’en 1963.

A partir de 1964 la Commune décide d’entreprendre la rénovation de la centrale dans le but de reprendre directement l’exploitation et de vendre le courant à EDF. Le 22 fénrier, le Conseil municipal prend la décision d’effectuer les travaux. Une remise en état complète est entreprise (mise en place d’une nouvelle turbine). Un emprunt sur 30 ans financera ce lourd investissement de 540 000 F (environ 3,4 millions de francs actuels, soit plus de 500 00 €). La puissance installée permettra alors de produire une moyenne de 1,4 million de kWh par an. Le 1er juin 1964, Marius PRUDON FONTAINE, électricien radio, prend en charge le contrôle, le pilotage et l’entretien de la centrale avec laquelle il v avivre durant 25 ans. son activité, outre le bon fonctionnement de la centrale, comprend la surveillance des crues afin d’éviter tout accident par l’ouverture à temps des vannes du barrage, et le dégagement du lit du Guiers des arbres et souches qui l’encombrent à la suite de celles-ci. Sa compétence et son dévouement marqueront cette période. En 1989 Henri FLATTOT lui succède. Aujourd’hui la barrage a été supprimé en raison des risques de crues non contrôlées et la centrale ne fonctionne plus pour cause de problèmes techniques. Les deux turbines de 1927 et de 1964 sont toujours présentes dans le bâtiment.
Le lavoir
Non loin de la microcentrale se trouve le lavoir public. Ses plans, proposés par monsieur Louis Tissot, datent de 1902. Autrefois les femmes poussaient sur des charettes et même sur des brouettes leur linge à laver. C’était un véritable déballage au bord du bassin. Une grande banquette de bois était envahie par les bassines, les corbeilles en osier, les brosses, les savons. Les menus évènements du village faisaient l’occasion de gais bavardages. Les nouvelles circulaient au milieu des exclamations et des éclats de rire. Les enfants, heureux, se renvoyaient leurs petits bateaux de bois et leurs ballons, les faisant circuler au milieu des draps et des torchons... C’était vivant, c’était une fête...
(Archives communales de Saint-Genix)
Le temps de la réhabilitation est venu...
La mairie de Saint-Genix a entrepris un projet de réhabilitation de la centrale hydro-électrique et de son lavoir. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’aménagement d’un chemin cultutel sur le rive droite du Guiers (Entre Rhône et Guiers) et dans un souci de sauvegarde du patrimoine.
Dans un premier temps il s’agira de mettre en valeur les aspects architecturaux déjà existants tout en préservant les traits carctéristiques d’époque (façade, enseigne, tuiles, outils). La maisonnette située en amont de la microcentrale sera préservée ainsi que les portes métalliques donnant sur les bords du Guiers. Le lavoir sera lui aussi conservé.
Dans un second temps, il s’agira de donner à ce plan de réhabilitation une certaine vocation muséographique (la centrale devrait être à terme ouverte au public. Par exemple des vitres pourront être installées pour permettre une vision des turbines et de leur fonctionnement, des visites de l’atelier pourront avoir lieu. Un système de "téléphone" permettrait de donner des explications sur le site, et ce, en plusieurs langues, aux visiteurs et promeneurs. Le lavoir, datant du début du siècle, serait quant à lui utilisé à des fins pédagogiques et ludiques et accueillerait des scolaires et/ou groupes. Son authenticité resterait bien entendu protégée. Enfin les abords du bâtiment et le passage le long du Guiers seraient entièrement aménagés de manière à optimiser la sécurité du site et de ses visiteurs.






